La route

La route comme source inépuisable de réflexion et d’écriture. Relier deux points, parcourir de multiples paysages, voir la beauté de la nature qui nous révèle chaque jour des ambiances, des inspirations différentes qui nous plongent dans d’autres réalités. Laissons nous porter plutôt que de subir.

Si vous voulez lire, je vous invite à lire La route de Jack Kerouac ou bien L’usage du monde par Nicolas Bouvier. Le voyage comme connexion à tant d’ouverture et de liberté car à lâcher nos habitudes, nous découvrons aussi ce qui nous a assujetti à elles.

Bienvenue la route

Dans l’environnement compétitif qui est le nôtre, le corps peut se réapproprier ses pensées et non pas subir l’univers qui lui est imposé. La route est cet espace où l’on devient acteur de la route que l’on veut suivre, comme une pensée que l’on veut dérouler.

Tous les paysages doivent être vus avec simplicité et charme. Et de telle manière que le lecteur continue à lire. Et au moment où les lecteurs auront atteint ce point dans la lecture finale, vous les aurez convaincus que non seulement vous respectez leur intelligence, mais que vous comprenez également leurs besoins en tant que consommateurs. Ecrire et lire, c’est se réapproprier la réalité.

Prendre le temps de s’arrêter, observer les paysages plutôt que filer vers d’autres horizons sans même se laisser imprégner. Cette course folle se retourne contre nous, nous sommes pris dedans et nous ne relevons pas même la tête, nous avons la tête dans le guidon.

Simple image (default size)

Se plonger dans la lecture, c’est comme se plonger dans un livre ou une route que l’on voit défiler à perte de vue, on suit un déroulé qui nous embarque, qui nous emmène avec lui, avec elle, vers d’autres horizons, d’autre espaces et c’est nous qui construisons à partir de cela, avec les expériences que nous faisons du réel.

Mettre à l’épreuve la réalité

This is a sample caption

La réalité est telle que nous la percevons, de là où nous sommes. Comprendre, lire d’autres textes issus d’une même consigne, c’est s’ouvrir à d’autres façons de la percevoir, enrichir notre sensibilité d’autres sensibilités, accueillir l’autre avec ce qu’il peut nous donner à voir, à percevoir au-delà de notre simple regard.

Si vous voulez lire, je peux vous suggérer des lectures, peut-être Hemingway ou Melville. Bartleby de Melville nous interroge au travers de son hésitation, sur là où il ne veut pas être tout en étant là où il est.  » Je préfèrerais ne pas…  » ou comment remettre en question sa réalité au travers des autres…

Galerie


Image pleine page

J’arpente les rues des villes, les campagnes, les lieux de représentation et comme je sais que je suis réceptif à ce qui me guide, ce qui fait sens, je suis toujours curieux de ce qu’il me reste à découvrir…

Ainsi cette pancarte au festival d’Aurillac derrière une vitrine… Expérimentons 😉

Se laisser aller à l’écriture ou la lecture, c’est ouvrir des champs de conscience qui se révèlent au fur et à mesure. Nous ne pouvons pas présupposer de ce qui adviendra, nous pouvons juste faire confiance à ce qui est là, dans l’instant où nous lâchons prise et où nous partons dans le plaisir de l’instant qui a tout loisir de nous faire plaisir ou de se dévoiler sous notre main ou notre regard. Accueillir l’instant et observer ce qui naît alors, dans la liberté qui nous est offerte.

Ouvrir un espace pour la vidéo

La vidéo s’est imposée à moi pour dévoiler des images qui avaient besoin de mouvements. Je ne pouvais pas donner à voir la vie en mouvement sans construire un  » scénario  » qui permettrait de découvrir en même temps que moi là où je voulais aller. Il m’arrive en effet d’être pris dans les images qui s’offrent à moi et de sentir là où j’ai envie d’aller mais c’est seulement en faisant que je découvre réellement la finalité. La surprise et la merveille de ce processus, c’est lorsque tout se ficelle et que je suis moi-même étonnamment surpris de là où je suis. Je suis doublement émerveillé.

Pour cette vidéo, j’ai voulu tout d’abord dessiner sur le sable et c’est en le faisant que j’ai tissé la suite, et ainsi de suite…

Tout s’est ficelé au fur et à mesure, avec une extrême simplicité et ouverture à l’instant présent.